Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
How feel the Lau

How feel the Lau

Un bric-à-brac d'idées ! Curieuse et touche-à-tout, je partage ici mes coups de coeur et expériences

L'Espace Julien emporté par la Vague d'Izïa (fuck the machines)

Izïa et son groupe à l'Espace Julien de Marseille

Izïa et son groupe à l'Espace Julien de Marseille

Me trouvant souvent à contre-courant, j'ai attendu le 3ème album d'Izïa pour vraiment accrocher avec l'univers de la damoiselle. Si j'aimais sa bouille, j'aimais moins ses productions précédentes.

Bref, nous sommes en mars 2016, et Izïa et ses musiciens investissent l'Espace Julien de Marseille.

Un lieu magique

Bien entendu, on ne peut pas faire l'impasse sur la magie du lieu. L'Espace Julien est plus qu'un lieu de vie, c'est un temple dédié à la musique, une sorte d'écrin. La belle et ses boys, tout comme Raphaëlle Lannadère, qui assure la 1ère partie, se sont déjà produits dans ce lieu et sont donc émus d'y revenir, ce qui donne une valeur ajoutée à la soirée.

L'Espace Julien, temple de la musique ©Laurence BUFFETL'Espace Julien, temple de la musique ©Laurence BUFFET

L'Espace Julien, temple de la musique ©Laurence BUFFET

Un show qui déferle malgré la grippe

Malgré la grippe qui l'affecte, Izïa, fidèle à elle-même, est une vraie boule d'énergie, autant solaire qu'électrique.

Elle communique avec son public, même lorsqu'une jeune femme la prie d'aller se faire "enc*****" (la cagole marseillaise n'est pas une légende !). Izïa s'interrompt et lui répond non sans humour. A tel point que les quelques soucis techniques rencontrés pendant la soirée se transforment en moments de complicité. Le son ne marche pas ? Qu'à cela ne tienne, l'assistance se met à chanter. Comme en vient à dire Izïa, l'humain a peut-être de l'avenir, "Fuck the machines". Et comme elle indique à Guillaume ZELLER, son clavier qui craque car son appareil ne marche pas : "Ici c'est l'Espace Julien, c'est la famille. Les gens veulent s'enc*****"...

Bien entendu, la part belle est donnée au dernier album, "La Vague". Hasard du calendrier, cet album m'a accompagnée lors de moments difficiles, le voir jouer est donc une sorte de catharsis pour moi. J'y ai aimé la manière qu'a Izïa de poser sa voix, les orchestrations so 80's (les premières notes de "You" me font le même effet que l'intro de "Enjoy the silence" de Depeche Mode...), les mélodies. Et tout ça est respecté en live. La reprise de "Pendant que les champs brûlent" de Niagara m'enchante, la voix d'Izïa faisant autant frissonner que celle de Muriel Moreno sur l'original. D'ailleurs, le public emballé assure les choeurs à coup de "Ouh ouh" qui font sourire la belle.

Une Vague rock

Mais Izïa et son groupe n'ont rien renié de leur penchant pour le rock, les deux premiers albums sont également mis en avant, et la soirée se déroule au rythme d'une belle énergie.

En fin de set, Izïa, qui au début de la soirée demandait au public d'arrêter de prendre des photos et de participer activement au concert, fredonne un "Lâche ton portable" qui nous fera définitivement opter pour l'humain. Les machines, ce n'est bien qu'avec un humain pour les diriger (et les éteindre quand il en a assez !).

Magie des petites salles, Izïa presse ma main en passant près de moi lors de son tour de salle. Emouvant... Tout autant que les larmes de la belle en fin de set, non feintes. Izïa conclut en nous disant : "Je ne vous considère pas comme acquis". Acquis, non, conquis, OUI !

Je m'en veux de n'avoir pas autant accroché plus tôt ! Izïa et son groupe valent le déplacement.

Izïa ©Laurence BUFFETIzïa ©Laurence BUFFET

Izïa ©Laurence BUFFET

Site web d'Izïa : http://www.iziamusic.com/

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article